1er RCP de Pamiers : Premier défilé avec la fourragère rouge
Dans la cour des Invalides soldats et vétérans la poitrine barrée par d' impressionnantes rangées de médailles prêts pour la remise de la fourragère rouge.Aujourd'hui, en descendant les Champs-Élysées et en passant devant le président de la République, les 130 militaires du 1er RCP de Pamiers arboreront pour la première fois une fourragère rouge, symbole de grand courage et d'audace collective. Elle leur a été officiellement remise, dimanche en fin d'après-midi, dans la cour d'honneur des Invalides par les plus hautes instances de l'armée. Cette distinction rarissime a été attribuée au 1 RCP pour les sept citations à l'ordre de l'armée obtenues en Indochine entre 1947 et 1954.
Émotion et fierté
« Il est des moments exceptionnels, chargés d'une émotion particulière, inoubliables pour ceux qui les vivent. Celui que nous avons vécu, dimanche soir, dans la cour des Invalides à Paris est de ceux-là ». Ce sentiment de bonheur et de fierté exprimé par le lieutenant Volkoff, chargé de la communication, est partagé par tout le régiment. Même si cette reconnaissance a tardé à venir, s'il a fallu donner le temps au temps, elle est là et, pour tous, c'est cela qui compte.
En ce 12 juillet, jour traditionnel des remises de décorations dans l'armée, il faisait beau à Paris et, au-dessus des têtes. Le ciel bleu se détachait le dôme doré des Invalides. Impeccablement alignés devant tout l'état-major, 80 chasseurs parachutistes aux ordres du colonel Blachon, attendaient. Autant de vétérans, tous anciens baroudeurs de la guerre d'Indochine leur faisaient face. Au signal ils se sont avancés vers les récipiendaires, la fourragère à la main et l'ont passée à l'épaule des hommes qui maintenant assurent la continuité du régiment et de ses valeurs. L'émotion monta d'un cran lorsque le capitaine Marcel Clédic, le vétéran le plus âgé, s'approcha du soldat Duhazé, le plus jeune de la compagnie 18 ans à peine, lui donna l'accolade et lui passa la fourragère rouge. Elle remplacera désormais la bleue qui indiquait seulement, ce qui est déjà beaucoup, la présence sur le théâtre des opérations. Le gouverneur de Paris, le général Bruno Dary avait d'abord lui même passé la fourragère rouge à l'épaule du colonel Blachon.